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 Chimik cancéropôle

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kalawe
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MessageSujet: Chimik cancéropôle   Mer 21 Sep à 12:52

Un cancéropôle sur un terrain qui ressemble à une grosse déchêterie chimique, c iréel gné

Source "La dépêche du midi"

Article paru le 18/09/2005
TOULOUSE - AZF. QUATRE ANS APRÈS L'EXPLOSION DE L'USINE, DES RISQUES SUBSISTENT DANS LA ZONE SUD DE LA VILLE ROSE.

Toulouse dort toujours près d'une poudrière

«Terrain militaire. Défense d'entrer ». L'armée a bouclé le secteur, et la gendarmerie patrouille. Nul ne peut désormais, sous peine de poursuites, s'approcher des étangs où affleuraient, en période de sécheresse, des dizaines de vieux bidons et des sortes de copeaux de bois qui sont en réalité de la nitrocellulose, une substance particulièrement inflammable.

Ainsi Toulouse n'en a pas encore fini avec ses risques industriels puisque subsistent dans la zone chimique Sud, où voici quatre ans s'est produite l'explosion d'AZF, quelque 4 600 tonnes de nitrocellulose et des explosifs… qui dorment là depuis la Première Guerre mondiale.

Cette nitrocellulose, cellulose de bois ou de coton nitrée, provient des stocks de l'ancienne Poudrerie, évalués à la fin de la guerre à 45 000 tonnes ; les ouvriers disaient alors qu'ils avaient de quoi « faire sauter tout le département ».

Certes, ce produit ne présente pas de risque lorsqu'il est immergé dans l'eau. Mais, à l'air, il est très vite inflammable, ses fumées sont toxiques et cancérigènes. Enfin, coordonné à un détonateur et mélangé à un autre produit, cela devient un explosif.

« LE BOIS QUI PÈTE »
Il n'y a pas si longtemps, les pêcheurs allaient sur ce site dit des ballastières, en bordure de Garonne et situé quasiment face à l'hôpital psychiatrique Marchant. « Un Asiatique m'a raconté que sa femme avait les yeux qui pleuraient lorsqu'elle faisait cuire les poissons pêchés dans les étangs, parce qu'une fumée bizarre et épaisse envahissait la cuisine », raconte Christophe, un Toulousain.

« Les gamins du Mirail incendiaient les voitures avec ces copeaux qu'ils appelaient''le bois qui pète''», rapporte Alain Ciekanski, le président des « Amis de la Terre », association toulousaine qui a, la première, dénoncé le danger potentiel de ces ballastières ouvertes aux visiteurs plus ou moins bien intentionnés.

La Poudrerie de Braqueville a fermé en 1978. Le site des ballastières avait été cédé à Grande Paroisse, propriétaire d'AZF, en 1984. Après l'explosion de l'usine, le ministère de la Défense a racheté les terrains, les a clôturés, s'est engagé à les déminer, et affirme que « ces ballastières ne présentent actuellement aucun risque ».

LE CANCÉROPÔLE RETARDÉ ?
« À condition qu'une bombe ne tombe pas dessus », commente sobrement un chimiste qui connaît bien le dossier… Ainsi, beaucoup s'interrogent sur les risques liés à la dépollution future du site.

Le fantastique investissement du cancéropôle, qui doit être implanté là, implique forcément une dépollution complète, qui ne se résume pas à enlever les gravats, les ferrailles et à niveler le sol. Il faudra donc se résoudre à en finir avec la nitrocellulose. Dans ce but, l'armée travaille sur les méthodes de destruction de ces « déchets ».

Mais, lundi dernier, à Toulouse, le porte-parole du ministère de la Défense a précisé que « compte tenu de sa nature et de sa complexité, l'opération de dépollution s'étalera au-delà de la mise en service du cancéropôle ». Ça pourrait faire désordre, le jour de l'inauguration ! À moins que cela ne retarde tout le projet.

Le ministre Philippe Douste-Blazy avait annoncé la pose de la première pierre pour cet été 2005 ; l'adjoint au maire de Toulouse François Chollet dit vouloir attendre la dépollution.

En face, à l'hôpital Marchant, on toussote : « On nous avait déjà dit que l'usine AZF ne présentait aucun danger, et on en a pris plein la figure. Nous sommes devenus méfiants », dit le directeur J.-L. Dardé qui est « attentif », comme tout le quartier, aux manœuvres de l'armée.

Sabine Bernède



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